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Dès l’antiquité on parle des propriétés diététiques et thérapeutiques de ce fameux lait. Cléopâtre ! vous connaissez vous ? oui ! Bon alors on passe.
L’exploitation du lait d’ânesse était une pratique courante chez les anciens peuples. Les Grecs le considéraient comme un excellent remède, les romains en faisaient une boisson de luxe. Hippocrate le recommandait pour toutes sortes de maux : empoisonnements, envenimation, douleurs articulaires, cicatrisation des plaies… Poppée, épouse de l’empereur Néron en faisait la même utilisation que Cléopâtre pour l’éclat et la souplesse de sa peau. Méssaline, impératrice romaine en faisait des masques de beauté : pain qu’elle imbibait de lait et qu’elle appliquait sur sa peau. François 1er, sur les conseils d’un médecin de Constantinople, en fit une cure pour atténuer les effets des excès d’une vie guerrière et peu sage. Il en dira : « un jour d’une ânesse, le lait me rendit la santé. Et je dois à cette circonstance, davantage aux ânes qu’à la faculté. »
Une des sœurs de Napoléon prenait des bains de lait d’ânesse, chose qui fit scandale à une époque ou le lait était très rare.
Des femmes les plus raffinées comme l’impératrice « Sissi » d’Autriche à Joséphine de Beauharnais, l’ont utilisé pour préserver la douceur et l’éclat de leur peau.
Au XIXe siècle, ainsi qu’au début du XXe on pouvait entendre dans les rues des grandes villes : « Lait d’ânesse, du bon lait d’ânesse ». En effet, quelques élégantes en consommaient régulièrement pour ses vertus multiples. Les familles pauvres n’en achetaient que pour un enfant malade ou une personne âgée affaiblie. Plus tard la production se tourna vers les enfants en bas âge, que leurs mères ne pouvaient pas nourrir. L’ânesse, animal à la patience légendaire, se prête facilement à allaiter les nourrissons qu’on lui présente directement à la mamelle. Le docteur Parrot, qui gérait la nourricerie à l’hôpital des enfants assistés disait : « l ‘ânesse se prête facilement à allaiter le nourrisson qu’on lui présente. Son trayon est bien adapté à la bouche de l’enfant pour la préhension et la succion…. Une ânesse peut nourrir trois enfants de cinq mois. »
Comparons le lait d’ânesse au lait maternelle :
De tous les animaux domestiques, c’est le lait d’ânesse qui se rapproche le plus du lait maternel. Contrairement à d’autres animaux, il est impossible d’obtenir du lait d’ânesse si on lui enlève son petit. On en obtient en général entre un litre et un litre et demi par ânesse et par jour. Nous somme loin des 40 à 60 litres produit par une vache laitière.
Vertus cosmétiques du lait d’ânesse :
Le lait d’ânesse est souvent méconnu de nos jours et rarement disponible pour le consommateur à cause des diverses contraintes que représente la traite d’une ânesse.
Il présente pourtant de nombreuses qualités : riche en vitamines (A, B1, B2, B6, C, E, …), en oligo-éléments ,en minéraux( Fer, Zinc, Magnésium, Sodium, Potassium, Calcium, Phosphore…) , en protéines, phospholipides, céramides et glucides, qui en font un tenseur idéal pour la peau, avec le pouvoir de ralentir son vieillissement en la régénérant et l’hydratant. Il lisse, raffermit, adoucit la peau et aide à en prévenir les irritations.
Je viens de prendre conscience de l’efficacité de ma mémoire. J’espère que Mistinguette, une de mes copines de là-bas m’en sera reconnaissante. Tiens, avec la forme que j’ai, je sens que je vais continuer. Toujours bon pied bon œil ? aller, en voiture, on continue direction les huiles d’amande douce, l’eau florale de rose et autres cadeaux de dame nature.