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Liste des principaux parasites internes

Ils sont de loin les plus fréquents. Ils se manifestent par des troubles digestifs (ramollissement des selles, diarrhée, entérites), anémie, amaigrissement avec une répercussion sur le pelage et sur le plan général diminution des défenses immunitaires.

Les parasites du tube digestif :

1) Les gastrophiles ou oestrus

Les larves sont localisées dans l’estomac.
Ce sont des mouches qui pondent leurs œufs au niveau des membres des ânes.
Les œufs sont visibles sous forme de points jaunes fixés aux poils.
Ingérés par léchage, les œufs éclosent en larves et rejoignent l’estomac ou elles se fixent, grossissent et hiberne.
Au printemps, elles se détachent et sont éliminées dans les crottins ou elles donnent de nouvelles mouches.
Au niveau de la bouche, les larves créent des ulcères.
Les larves fixées dans l’estomac créent des micro-hémorragies et des ulcérations, ainsi que des troubles digestifs par mauvaise vidange stomacale.
En outre, elles se nourrissent aux dépens de l’âne qui les héberge et provoque alors un amaigrissement.

2) Les ascaris ou ascarides

Parasites des jeunes et des vieux, ces vers très longs et pointus se développent après contamination par les œufs et de longues migrations dans l’organisme, au niveau de l’intestin grêle.
Ils sont surtout connus pour les conséquences pathologiques chez les jeunes avant le sevrage.
Ils envahissent les poumons et peuvent provoquer troubles respiratoires, toux et fatigue.
Sous forme adulte, ils se nourrissent en prélevant le calcium, le phosphore, les oligoélèments et les vitamines.
Ils induisent un retard de croissance et une fragilisation des os et des tendons.
Ils Peuvent entraîner des occlusions ou des déchirures intestinales dans les cas extrêmes.

3) Les petits Strongles, les grands Strongles

Les larves sont présentes en grande quantité dans les pâtures.
Elles sont absorbées par les ânes tout au long de la belle saison et se localisent dans l’épaisseur de la muqueuse intestinale.
Les adultes vivent et se développent dans le caecum et le colon.
Au printemps, les larves se réveillent et peuvent provoquer des diarrhées et des coliques intenses.
Les grands Strongles peuvent migrer dans les artères ou le foie.
Dans les artères, elles formes des caillots pouvant se rompre et entraîner une mort brutale.
Les larves induisent des lésions souvent importante et irréversibles bien plus graves que celles dues aux adultes.
Les Strongles provoquent, en cas d’infestation importante, des troubles digestifs graves, de l’amaigrissement avec risque de mortalité.

4) Les oxyures

Parasites plus anodins, ils se caractérisent par la ponte des femelles aux marges de l’anus entraînant des démangeaisons et une grande dissémination des oeufs.
Ils affectent toute l’année les équidés adultes et âgés ayant un box à disposition.
Ils provoquent des altérations de la muqueuse intestinale.
L’équidé ayant tendance à se frotter contre les murs présente une piètre apparence avec une queue dont les crins sont écrasés.

5) Les cestodes, ténias ou ano-placéphales

Les vers adultes se trouvent dans le tube digestif.
Ils éliminent avec les crottins des anneaux blancs renfermant leurs œufs, qui sont alors ingérés par des acariens (les oribates) qui pullulent dans les prairies à la belle saison.
Les ténias adultes se développent au niveau intestinal et provoquent des coliques spasmodiques entraînent un amaigrissement.

Les parasites de l'appareil respiratoire :

Les Dictyocaules

Dictyocaulus amfieldi.
Les adultes vivent dans les grosses bronches.
Les larves à la suite de remontées sont éliminées par les crottins.
La contamination se fait par l’ingestion d’herbe, les migration chez l’animal se font de l’intestin vers les poumons.
Ils sont des parasites très répandus chez les ânes.
On considère que 50% sont atteints, mais ils le tolèrent bien.
Néanmoins on peut observer des toux, et dans certains cas des pneumopathies.

Autres parasites

1) Les habronèmes

Les larves émises dans les crottins sont avalées par des asticots de mouches, puis re-déposées par ces insectes autour des orifices naturels ou les plaies des ânes.
Suivant la localisation de ces larves, des lésions particulières vont survenir : dans les plaies, les larves empêchent toute cicatrisation, ce sont les plaies d’été récidivantes souvent observées sur le garrot et les membres.
Elles ont tendance à disparaître pendant l’hiver pour réapparaître au printemps. Autour de l’œil, ces larves provoquent une conjonctivite, du larmoiement.
Déposées autour de la bouche ou des naseaux, ces larves sont avalées, évoluent en adultes au niveau de l’estomac. Elles provoquent une prolifération anormale de la muqueuse de l’estomac pouvant être à l’origine de gastrites, de coliques et parfois de cancérisation.

2) La Douve, les filaires de la peau, les onchocerques des tendons ou les piroplasme

Leur prophylaxie ou traitement ne peuvent être que spécifiques.
Le diagnostic n’est pas forcement évident.
L’existence des maladies est souvent liée à la région. Votre vétérinaire le sait.

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