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la digestion chez l’âne

La digestion est une phase en  4 étapes :

  1. Bouche
  2. Estomac
  3. Intestin grêle
  4. Cæcum + colon

1 – La bouche

A proprement parler, elle ne fait pas partie du tube digestif de l’âne, néanmoins, elle est le siége d’une mastication intense (broyage fin) et d’une production salivaire importante.

De ces préparatifs vont dépendre l’intensité de la phase suivante.

Il est évident que la présence d’épine dentaire conditionnera cette mastication.

2 – L’estomac

C’est un point de passage obligatoire et souvent assez rapide des aliments.

Pour éviter les problèmes et prolonger la digestion gastrique, quelques règles sont à respecter :

  • Une bonne ambiance (bâtiment bien aéré, sol sec etc…)
  • Respect des transitions alimentaires.
  • Absence de concurrence.
  • Horaires réguliers.
  • Apports alimentaires fractionnés.
  • Ordre d’ingestion.
Conséquences :

Il est indispensable de donner 2 repas par jour (au lieu d’un seul).

Si ce sont les fourrages grossiers (foin ou bonne paille) qui sont fournis en dernier, ils effectueront un phénomène de balayage, contraire au séjour prolongé des concentrés dans l’estomac (dans l’estomac, ordre d’entrée = ordre de sortie) :

  • 1° EAU
  • 2° FOURRAGE
  • 3° ALIMENT COMPLEMENTAIRE , COMPLEMENT NUTRITIONNEL, CEREALES

Attention : l’âne est dans l’impossibilité de vomir ou d’éructer. Donc, si l’eau est ingérée après les concentrés (ou les céréales), ceux-ci vont s’imbiber, fermenter et donc prédisposer aux indigestions, dilatations par gaz ou par liquide (coliques).

3 – L’intestin grêle

Il est le paradis des sécrétions enzymatiques (amylase, protéase, lipase), sucs pancréatiques, bile, sucs intestinaux. Cet ensemble fait de l’intestin grêle le site privilégié de la digestion et de la résorbtion.

Bilan de la digestion :

a) Amidon +sucre

Dans de bonnes conditions d’alimentation, l’amidon y est digéré à 95%. A cet effet, compte tenu de la faible activitée de l’enzyme amylase sur l’amidon cru, il est préférable de distribuer des céréales, soit :

  • floconnés
  • extrudées
  • broyées

Il faut rechercher une digestion la plus complète possible pour :

Un meilleur rendement énergétique et diminuer les perturbations de la microflore caecum et colon.

b) Protéines

Elles sont digérées aux 2/3 dans l’intestin grêle et absorbées sous forme d’acides aminés.

Les ânes ont sur des périodes particulières (lactation, croissance), des besoins spécifiques en acides aminés.

c) Vitamines

Les vitamines liposolubles comme hydrosolubles sont bien absorbées dans l’intestin grêle.

d) Macro-éléments

Si le calcium a une résorption importante dans l’intestin grêle, les autres macro-éléments ne le sont que partiellement.

e) Oligo-éléments

Ils sont bien résorbés dans l’intestin grêle, attention, toutefois aux excès de calcium qui en bloque l’assimilation.

4 – Le gros intestin

Même si les enzymes de l’intestin grêle sont susceptibles d’y continuer leur action, l’essentiel de la digestion provient d’une activité microbienne intense.

C’est le compartiment le plus volumineux du tube digestif de l’âne. Le transit digestif y est fortement ralenti étant donné que le temps de séjour moyen des résidus de la digestion enzymatique des aliments est de 48 heures.

Synthèse vitaminique :

La microflore intestinale effectue une synthèse importante en vitamines du groupe B. Néanmoins, cette élaboration serait peu disponible et, de ce fait, une supplémentation est envisageable.

Exemple de ration pour un âne de 200 Kg sans pâturage :

  • pour un âne au repos : 500 grs d’orge + 150 grs d’aliment complémentaire + 6 Kg de foin et paille + eau + sel
  • pour une ânesse allaitante qui manque de lait : 1 Kg d’orge + 200 grs d’aliment complémentaire + un complément nutritionnel en cure de 5 jour/mois + 5 Kg de foin et paille + eau + sel, avec suivant les cas un apport de 500 grs de Luzerne.
  • En fonction des conditions climatiques faire évoluer la quantité d’apport en foin et paille.

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