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Exemple de ration pour un âne de 200 Kg sans pâturage :
a) pour un âne au repos : 500 gr. d’orge + 150 gr. d’aliment complémentaire + 6 Kg de foin et paille + eau + sel
b) pour une ânesse allaitante qui manque de lait : 1 Kg d’orge + 200 gr. d’aliment complémentaire + un complément nutritionnel en cure de 5 jour/mois + 5 Kg de foin et paille + eau + sel, avec, suivant les cas, un apport de 500 gr. de Luzerne.
En fonction des conditions climatiques, faire évoluer la quantité des apports en foin et paille.
En sa qualité d’équidé, l’âne bénéficie pour sa nutrition des nombreux travaux réalisés chez les équins. Son alimentation est le plus souvent raisonnée comme celle du cheval.
Par rapport au cheval, les ânes ingèrent la paille en plus grande quantité (seule ou complémentée). C’est d’autant plus net que la ration est riche en cellulose. Pour le foin, il n’y a pas de grande différence de consommation.
Deux éléments permettent d’expliquer ce phénomène :
L’âne valorise des pâturages en ajustant le niveau de sa consommation volontaire.
Au pâturage, l’âne est un consommateur lent qui réalise une mastication très complète.
Par contre, face à des aliments concentrés, il peut se comporter comme un glouton.
Sauf adjonction ou incorporation de liquide, la forme concentrée est à proscrire compte tenu des problèmes respiratoires engendrés par les fines (notamment).
Une ration présentée en granulés occupe un faible volume et peut être ingérée trop rapidement :
Extrudé ou floconné, l’aliment augmente en volume et de ce fait occupe l’âne plus longtemps (en termes de digestion).
Ce dernier point impose une mise à disposition continuelle d’eau de boisson et proscrit la distribution après repas (gonflement).
Face à la gloutonnerie, il faut réagir de façon à obliger l’âne à diminuer les quantités ingérées.
Même si un aliment complet, correctement formulé, est suffisant pour satisfaire au besoin de votre animal, il est important de préserver l’ingestion d’environ 6 Kg de foin ou paille de bonne qualité par jour.
Ces fourrages grossiers (soyez vigilants à l’absence de moisissures et à l’excès d’azote dans ces fourrages) serviront de fibres à mâcher et préserveront l’équilibre psychologique et neurovégétatif de l’âne.
Leurs origines sont diverses.
En bref, 2 grandes causes :
C’est une phase en 4 étapes, à savoir :
A proprement parler, elle ne fait pas partie du tube digestif de l’âne. Néanmoins, elle est le siège d’une mastication intense (broyage fin) et d’une production salivaire importante.
De ces préparatifs vont dépendre l’intensité de la phase suivante.
Il est évident que la présence d’épine dentaire conditionnera cette mastication.
C’est un point de passage obligatoire et souvent assez rapide des aliments.
Pour éviter les problèmes et prolonger la digestion gastrique, quelques règles sont à respecter :
Une bonne ambiance (bâtiment bien aéré, sol sec etc…)
CONSEQUENCES :
Sans rentrer dans les détails :
Il est indispensable de donner 2 repas par jour (au lieu d’un seul).
Si ce sont les fourrages grossiers (foin ou bonne paille) qui sont fournis en dernier, ils effectueront un phénomène de balayage, contraire au séjour prolongé des concentrés dans l’estomac (dans l’estomac, ordre d’entrée = ordre de sortie) :
- EAU
- FOURRAGE
- ALIMENT COMPLEMENTAIRE , COMPLEMENT NUTRITIONNEL, CEREALES
Il est le paradis des sécrétions enzymatiques (amylase, protéase, lipase), sucs pancréatiques, bile, sucs intestinaux. Cet ensemble fait de l’intestin grêle le site privilégié de la digestion et de la résorption.
Bilan de la digestion :
a) Amidon + sucre
Dans de bonnes conditions d’alimentation, l’amidon y est digéré à 95%. A cet effet, compte tenu de la faible activité de l’enzyme amylase sur l’amidon cru, il est préférable de distribuer des céréales, soit :
Il faut rechercher une digestion la plus complète possible pour :
b) Protéines
Elles sont digérées aux 2/3 dans l’intestin grêle et absorbées sous forme d’acides aminés.
Les ânes ont sur des périodes particulières (lactation, croissance), des besoins spécifiques en acides aminés.
c) Vitamines
Les vitamines liposolubles comme hydrosolubles sont bien absorbées dans l’intestin grêle.
d) Macro-éléments
Si le calcium a une résorption importante dans l’intestin grêle, les autres macro-éléments ne le sont que partiellement.
e) Oligo-éléments
Ils sont bien résorbés dans l’intestin grêle, attention toutefois aux excès de calcium qui en bloquent l’assimilation.
Même si les enzymes de l’intestin grêle sont susceptibles d’y continuer leur action, l’essentiel de la digestion provient d’une activité microbienne intense.
C’est le compartiment le plus volumineux du tube digestif de l’âne. Le transit digestif y est fortement ralenti étant donné que le temps de séjour moyen des résidus de la digestion enzymatique des aliments est de 48 heures.
Synthèse vitaminique :
La microflore intestinale effectue une synthèse importante en vitamines du groupe B. Néanmoins, cette élaboration serait peu disponible et, de ce fait, une supplémentation est envisageable.
Exemple de ration pour un âne de 200 Kg sans pâturage :
c) pour un âne au repos : 500 gr. d’orge + 150 gr. d’aliment complémentaire + 6 Kg de foin et paille + eau + sel
d) pour une ânesse allaitante qui manque de lait : 1 Kg d’orge + 200 grs d’aliment complémentaire + un complément nutritionnel en cure de 5 jour/mois + 5 Kg de foin et paille + eau + sel, avec suivant les cas un apport de 500 grs de Luzerne.
En fonction des conditions climatiques faire évoluer la quantité d’apport en foin et paille.